Une espèce exotique envahissante est une espèce (animale ou végétale) introduite par l’Homme (volontairement ou involontairement) dans une zone hors de son aire de répartition naturelle. Elle menace les écosystèmes, les habitats naturels ou les espèces locales.
Une espèce à enjeu sanitaire peut être exotique ou non. En revanche, elle présente un risque pour la santé en raison de ses effets allergènes, toxiques, urticants ou par sa capacité à transmettre des maladies.
Vous avez observé une de ces espèces, deux démarches sont à suivre :
- Signalez-les (voir les contacts par espèces)
- Utilisez des méthodes de gestion adaptées – en cas de doute, rapprochez-vous d’un professionnel
Certains animaux sont insectivores et jouent un rôle dans la nature pour nous aider à limiter leur propagation.



Frelons asiatiques
Le frelon asiatique est une espèce exotique qui se nourrit notamment des abeilles. Il a un impact négatif à la fois sur la biodiversité locale, sur l’activité économique (principalement pour les apiculteurs) et sur l’être humain par son caractère agressif.

Comment le signaler ?
Sur le site dédié : https://www.frelonsasiatiques.fr/particuliers/
Ou en voyant un mail à : natura2000@forez-est.fr

Quelles sont les méthodes de gestion ?

Deux méthodes complémentaires de gestion sont utilisées à ce jour :
-Le piégeage : Cette méthode se met en place au printemps. Elle a pour but de piéger les reines avant qu’elles ne créent les nids principaux et que les populations n’augmentent. Vous trouverez plus d’informations sur le site https://www.frelonsasiatiques.fr/ressources/technique/.
-La destruction des nids : Cette méthode peut intervenir sur toute l’année. Il est conseillé de faire appel à un professionnel pour traiter les nids.
Ambroisie
L’ambroisie à feuilles d’armoise est une espèce exotique importée d’Amérique du Nord. Elle a un impact négatif pour les écosystèmes et pour la santé humaine par son pollen très allergisant.



Comment le signaler ?
- Sur le site dédié : https://signalement-ambroisie.atlasante.fr/
- En vous adressant à votre référent communal. Liste disponible en envoyant un mail à natura2000@forez-est.fr
Quelles sont les méthodes de gestion ?

L’ambroisie à feuille d’armoise se développe très rapidement sur les terrains mis à nu (friches, bords de route, zones de travaux…). Pour lutter contre sa propagation, il y a deux méthodes :
- Avant qu’elle ne se développe : mettre en place une couverture du sol (couverture végétale, paillis…)
- Si elle déjà présente : les méthodes sont diverses. Cela va dépendre de la quantité présente mais aussi des moyens mobilisables (humains et financiers). Cela va de l’arrachage manuel, au fauchage en passant par l’écopâturage.
Pour découvrir les méthodes de gestion, rendez-vous sur https://ambroisie-risque.info/wp-content/uploads/2026/02/Guide-gestion-Agir-contre-lambroisie.pdf.pdf
Moustique-tigre
Le moustique-tigre est une espèce originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est. Désormais bien implantée en France métropolitaine avec près de 71 départements colonisés, cette espèce invasive peut transmettre plusieurs maladies telles que la dengue, le chikungunya…Cet animal est de petite taille (inférieure à une pièce d’un centime d’euro) et se nourrit le jour.

Comment le signaler ?
- Sur le site dédié : Signaler
- En envoyant un mail à natura2000@forez-est.fr
Quelles sont les méthodes de gestion ?
L’étape la plus importante consiste à réduire les zones dans lesquels les moustiques-tigres peuvent se développer.
En effet, cet insecte va pondre ses œufs principalement dans des eaux stagnantes. En milieu urbain et péri-urbain, il peut ainsi se retrouver dans différents types de récipients situés en extérieur : vases, matériel de jardin, bidons de récupération d’eau, gouttières, avaloirs, etc. Le réflexe préventif à avoir est de vider régulièrement ces récipients et, si vous en avez la possibilité, de les retourner pour éviter que la pluie ne s’y accumule.
Astuce pour les bidons de récupération d’eau de pluie : Pour limiter l’installation des moustiques, vous pouvez mettre une moustiquaire ou un tissu sur le dessus.
Pour aller plus loin : S’informer
Chenilles processionnaires
Les chenilles processionnaires du pin et du chêne sont des espèces reconnues à enjeu sanitaire, selon le code de la santé publique. Elles sont recouvertes de poils urticants pouvant déclencher des irritations voire des gênes respiratoires. Elles ont également un impact sur les exploitations forestières, la perte de feuillage entraînant un affaiblissement de l’arbre voire sa mort.


Comment les signaler ?
- Sur le site dédié : signalement-chenilles-processionnaires.atlasante.fr/form/cf4f2077-39cc-43b7-8ccc-93d9167f8745
- En envoyant un mail à natura2000@forez-est.fr
Quelles sont les méthodes de gestion ?


En fonction de la saison et du stade de développement de la chenille, plusieurs méthodes peuvent être mises en œuvre :
- L’échenillage ou la destruction du nid : cette méthode consiste à retirer les premiers nids et les nids d’hiver avec des outils adaptés (sécateur, échenilloir…).
- Le piégeage par collier : Ce type de piège cible les chenilles au moment de leur descente de l’arbre.
- Le piégeage par phéromones : L’objectif de ce piégeage est de réduire le nombre de papillons mâles et limiter ainsi leur reproduction.
Attention : toutes les manipulations doivent être faites en portant des équipements de protection adaptées.
Pour en savoir plus sur les méthodes de lutte : Comment lutter contre les chenilles de Processionnaires ? – Chenille Risque